04.10.2008
Départ
Ce matin, mon père est parti. Il rentre au pays de ma naissance, et reviens dans trois semaines. On y construit notre maison familiale. Avant de partir, il m'a passé un peu d'argent et demandé de prendre soin de moi. Il n'y avait pas de peine, juste un peu de crainte. Au pays, la paix semble fragile, et les actes de barbarie et de terrorisme se multiplient.
Ce pays, c'est l'Algérie, que j'ai quitté à l'âge de sept ans. Et ça me fait mal de le voir se détruire au lieu de se reconstruire. La terre maternelle souffre, et je souffre avec elle. Il est vrai que nous ne sommes pas en guerre, mais le climat général est si malsain que le bonheur a du mal à se faire une place.
Ce pays, je le connais peu mais je l'aime, autant que la France. Là sont mes racines, mes souvenirs, mon enfance, mon innocence. Il est dans mon coeur et le restera. Voilà pourquoi j'ai peur. Peur que mon père se retrouve à un faux barrage, peur de la vision qu'ont les habitants des immigrés, pourtant poumon économique. Pourquoi tu te fais mal Algérie? Panses tes blessures et relève toi, fière, forte comme je te sais. Deviens ce que le destin te réserve de meilleur. Sois. Mon coeur et mes larmes t'accompagnent.
10:57 Publié dans Crainte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, pays, fierté, racines, coeur, natal, peur
