04.10.2008

Cher

La vie est chère. C'est encore plus vrai pour les étudiants. Aujourd'hui, j'ai dépensé 90 euros pour l'achat de livres, et 240 euros pour refaire ma carte de transport. Ces dépenses sont d'autant plus difficiles, que cette année, je ne touche pas de bourse. Non à cause du revenu de mes parents, mais à cause de mon parcours. Après être entré en deuxième année d'histoire, je me suis vite aperçu que cela ne me convenait pas. En décidant d'arrêter avant la fin, je me retrouve à devoir rembourser une partie de ma bourse.

Je pense que je vais devoir trouver un travail, mais ce peut être préjudiciable à mes études. Peut être pourrais je bénéficier d'une aide sociale. Vivement que tous les soucis d'argent soient loin derrière moi. Je veux faire des études avant tout pour apprendre, pas pour marquer telle ou telle mention sur un CV. J'espère que l'avenir me le prévoit dans son agenda.

02.10.2008

Premier article

Commençant une nouvelle étape de ma vie, je me devais de faire un blog. L'idée me trottais depuis fort longtemps, avec des tentatives variées, alors qu'est ce qui change cette fois?

Ce qui change, c'est ma vie. Je viens de rentrer en première année de Lettres Modernes, et pour la première fois depuis longtemps, je peux dire que je suis vraiment épanoui. Vous savez, cette impression que tout est parfait, cette sensation d'être à sa place, cette gratitude envers les évènements qui nous ont conduit vers cette instant précis, de cette manière particulière, c'est ce que je ressens. Et c'est bien. J'ai le coeur léger.

Evidemment, un tel degré d'extase doit aisément être explicable par un évènement passé d'une amplitude négative. Pour moi, ce fut le choix d'un parcours qui ne me correspondait pas, ne me correspondait plus. J'étais en deuxième année d' Histoire, et, quoique passionnants durant les prémices, les cours sont vite devenus des instruments de tortures, plus par la perspective de devoir englober les quatre périodes que par le contenu lui même. Mais cette farouche détermination, qui auparavant me faisait supporter cette épreuve, et m'empêchait une réelle remise en question de mon choix de parcours, s'est effritée devant deux mois de grève.

La décision d'arrêter à cette période ce parcours oppressant ne fut pas des plus aisées. Je devais faire comprendre à mes parents la détresse que m'aurai procuré une persistance, tout en admettant le fait que j'allais perdre ma bourse. Mais je l'ai fait. Et je ne regrette rien.