04.10.2008

Départ

Ce matin, mon père est parti. Il rentre au pays de ma naissance, et reviens dans trois semaines. On y construit notre maison familiale. Avant de partir, il m'a passé un peu d'argent et demandé de prendre soin de moi. Il n'y avait pas de peine, juste un peu de crainte. Au pays, la paix semble fragile, et les actes de barbarie et de terrorisme se multiplient.

Ce pays, c'est l'Algérie, que j'ai quitté à l'âge de sept ans. Et ça me fait mal de le voir se détruire au lieu de se reconstruire. La terre maternelle souffre, et je souffre avec elle. Il est vrai que nous ne sommes pas en guerre, mais le climat général est si malsain que le bonheur a du mal à se faire une place.

Ce pays, je le connais peu mais je l'aime, autant que la France. Là sont mes racines, mes souvenirs, mon enfance, mon innocence. Il est dans mon coeur et le restera. Voilà pourquoi j'ai peur. Peur que mon père se retrouve à un faux barrage, peur de la vision qu'ont les habitants des immigrés, pourtant poumon économique. Pourquoi tu te fais mal Algérie? Panses tes blessures et relève toi, fière, forte comme je te sais. Deviens ce que le destin te réserve de meilleur. Sois. Mon coeur et mes larmes t'accompagnent.

03.10.2008

Miracle

Troisième article. Mon record est dépassé. Le sujet est le même, c'est cette fille. En allant en cours aujourd'hui, je constate avec plaisir qu'elle est dans mon groupe. Nous parlons de diverses choses, et lui rappelant le cour suivant, elle constate qu'elle n'était pas au courant de son existence.

Cette nouvelle assimilée, nous continuons de parler jusqu'à entrer en classe. J'entre le premier, je m'assois, et... elle s'assoit près de moi. Un lien existe donc à partir de cet instant entre elle et moi. A la fin du cours, nous décidons tous deux de patienter à la BU ( Bibliothèque Universitaire ), jusqu'au début du prochain cours. Elle et moi se rendant à la BU.

Je sais que rien est joué si mon but est de capturer son attention et son coeur. Mais les choses sont bien parties.

02.10.2008

Merveille

Cher lecteur, voici donc le second article. A l'université, comme chacun sait, surtout en Lettres Modernes, il y a beaucoup de filles. Et mon regard ne se pose plus que sur l'une d'entre elles. Elle est pleine de charme, une voix douce, un regard profond, une harmonie et une innocence se dégagent d'elle.

La rencontre. Cela eut lieu en classe, durant un cours tellement populaire, qu'il y avait des étudiants assis par terre. Me direz vous, si c'était des filles, que certainement j'aurai dû céder ma place. Par un raisonnement personnel sur l'art et la fonction de la galanterie, pensant qu'elle existe car ce monde est dominé en majorité par des hommes, et que c'est une sorte de contre partie, j'appliquais ce shémas à la classe. Constatant que les mâles étaient une espèce rare, j'en conclu que la galanterie était au moins momentanément moins légitime en ce lieu.

Ceci pour en venir là. Assis à une table, j'écoutais le cours, quand j'eus le désir de regarder qui pouvais bien être ma voisine. Je tournai donc la tête, et constatai la présence d'un ange. Ne voulant surtout pas la quitter en ce lieu sans la connaître d'avantage, j'engageai donc la conversation sur nos matières respectives. De fils en aiguille, j'appris d'abord son nom, où elle vivait, ce qu'elle voulait faire plus tard. Je n'osai demander son numéro, de peur de révéler une suspicion. A la fin du cours, elle sorti rapidement. Je pressai donc le pas pour la rattraper finalement à la sortie de l'université. Je présentai donc l'attitude naturelle de celui qui suit son chemin. Après m'avoir questionné sur ma direction, et constatant que nos chemins se séparaient, nous nous dîmes au revoir, et je rentrai chez moi avec une envie de chanter et de sauter, un sourire sur les lèvres, bien plus qu'un sourire sur les lèvres. Jusqu'aux oreilles. Le bonheur est très expressif.