03.10.2008
Fin de semaine
J'écris cet article sans trop savoir quoi dire. La joie accumulée cette semaine s'estompe peu à peu. Ce n'est pas la fac le problème. Bien au contraire. C'est un problème relationnel avec mes proches. J'ai la conviction qu'une chose s'est brisée, et qu'elle ne pourra être réparée que par un dialogue franc et sincère. Mais certains n'en n'ont pas le courage, préférant nier les flammes plutôt que de tenter de les éteindre.
C'est très frustrant. Cette situation est chronique, et j'ai l'impression d'être le seul à vouloir que tout s'arrange pour de bon, au lieu d'un rafistolage dont l'efficacité peine à se révéler. Peut être suis je dans le faux, que j'exagère, que tout vient de moi. Mais j'en doute. Les remises en questions sont pour moi un moteur, et je critique autant le comportement des autres que le mien. Ce n'est pas une impression, cette déchirure. Je la sais réelle et profonde. Mais je ne peux la soigner seul, et je ne peux rester muet lorsque l'on applique un sparadrap sur une plaie béante.
Je sais que je dois fournir des efforts, contribuer à l'amélioration des choses. Mais être le seul à pagailler ne rime à rien. Vouloir conserver un système qui s'enraye, entendre les cris de la mécanique agonisante, rester dans un statut quo bien commode pour éviter de se reconsidérer, non, je ne le supporte pas.
Alors je pasciente. Trouver le bon moment, pour parler à chacun, comprendre sa logique, construire un argumentaire valable, faire le sacrifice de ne pas monter au front trop brutalement, là sont mes efforts à faire. Y arriverais je? Allah seul le sait.
22:46 Publié dans Tristesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tristesse, mélancolie, colère, frustration, peur, courage, efforts
